D’après Google, les démocraties ne sont plus ce qu’elles étaient

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La Chine est une dictature, cela tout le monde le sait depuis le temps que médias et politiques nous le rabâchent afin de nous prouver de la chance de vivre dans une démocratie. Du fait du statut même du système chinois, celui-ci peut se permettre bien des choses interdites aux nations où l’on peut tout dire, tout écrire, tout faire, sans risque de voir débarquer la police ou un huissier vous apportant une convocation.

Google a fait lui-même la douloureuse expérience des limitations imposées par le régime chinois, ce qui avait valu au moteur de recherche de se voir défendu tant par les médias que les politiques occidentaux. D’après cette même société qui a récemment rendu un rapport spécial sur ce sujet de la liberté d’expression, il semble que les donneurs de leçons ne soient une fois de plus pas toujours les mieux placés pour enseigner. Les États-Unis ont ainsi doublé leurs demandes de retrait ( +103 %), la superbe démocratie indienne a été demandeuse à hauteur de +49 % ainsi que la Jordanie, la Tchécoslovaquie et l’Ukraine. En France ce sont « seulement » 58 demandes de retraits qui ont été réclamés, celles-ci couvrant tant des informations sensibles que des contenus illégaux, cette précision étant valable pour tous les pays précédemment cités.

Et la Chine ? Et bien surprise puisque seulement trois demandes ont été faites concernant des annonces Adwords. Il faut toutefois préciser concernant ce pays qu’un « écrémage » rigoureux est constant tant de la part de Google que des personnes publiant des informations.

Vous pouvez consulter le rapport à cette adresse : https://www.google.com/transparencyreport/removals/government/